Un livre et un château

Le 10/06/2021 0

Mon ami bibliophile Benoît Perreti m’a permis d’acquérir ce livre
et il se demandait si l’auteur vécut véritablement à Maulnes ou s’il en était même le propriétaire ?

Avant de mener l’enquête, j’ai procédé à un petit toilettage du livre qui, à défaut d’en améliorer l’état, le présente ici à son avantage. En effet, le cuir, se coupe au niveau des charnières (pli entre le dos et les couvertures). C’est une sorte de « malédiction » : plus vous ouvrez le livre, plus le cuir se coupe (jusqu’à rupture puis décollement de la coiffe).

Henri-Emile Chevalier (1828-1879), dont vous pourrez découvrir la biographie sur Wikipedia afin de comprendre l’origine de sa passion pour la civilisation amérindienne, est l’auteur de ce « drame de l’Amérique du Nord » paru initialement en 1863. En bas la page dédicatoire (hommage imprimé) de cette réédition, on peut lire la mention « Château de Maulnes, septembre 1862. »

Alors, pour répondre à la question que se posait Benoît Peretti, oui, l’auteur « Des derniers iroquois » habita probablement le château de Maulnes même s’il n’en était pas officiellement le propriétaire. En effet, de 1851 à 1898, le château appartint à la famille Chevalier (Gabriel puis son fils Adrien) originaire de Châtillon-sur-Seine, ville du nord de la Côte-d’Or.

Cependant, la mention « Gigny, 28 juillet-17 août 1862 » qui clôt le récit me laisse plutôt penser que cet ouvrage fut sans doute conçu dans ce village proche de Cruzy-le-Chatel, commune dont dépend aujourd’hui le château de Maulnes.

Il est vrai que citer le château de Maulnes en fin d’hommage de l’auteur, même en version imprimée, cela présentait mieux.

Enfin, tout cela pour dire et répéter que le château de Maulnes est un lieu hors du commun dont je recommande la visite !

Site chateau de Maulnes

Ajouter un commentaire

Anti-spam